Solstice 2010

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Quelques belles photos du solstice prises par un ami le 21 juin 2010 dans la lande bretonne…

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étranges rayonnements

étranges rayonnements

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Ce jour fut merveilleux de lumière et de douceur…le 24 pour la st Jean baptiste nous étions à Crucugno…endroit magique et inspirant!

Que la nature est belle sous le soleil levant!

Cercle de femme de mai: qu’est ce qu’être une femme aujourd’hui?

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Une fois n’est pas coutume, suite à notre super rencontre d’hier soir, jeudi 27 mai, nuit de la pleine lune de Wesak, du mois de mai réservé à la femme, juste quelques jours avant la fête des mères…, je vous donne en lecture une lettre que je m’adresse.

Lettre à la femme que je suis en ce jour,

Ma chérie, (on n’est jamais aussi bien servie que par soi-même! à moins que là aussi ce soit une ancienne vilaine croyance…consternant!)

je disais donc…

Ma belle!

Comment trouver les mots pour te dire ce que je pense de toi? Selon toi, qu’est-ce qu’être une femme aujourd’hui? Cela me pousse à un examen d’introspection et de conscientisation assez récurrent chez moi en tant que femme, mais ce qui est nouveau c’est d’oser parler de toi/moi à l’extérieur (merci internet qui permet de leurrer mon égo narcissique: on ne sait jamais, peut -être que personne ne me lira!!! argh!).

Aujourd’hui en tes 43 ans et 3 mois, tu as déjà vécu plusieurs passages initiatiques proposés dans la vie d’une femme:

  • celui de la naissance: tu me diras que les hommes aussi passent par là! Mais ce n’est pas pareille, car un homme sort d’une femme en étant d’avance différent d’elle, alors que nous les filles nous sortons du même sexe que nos mères et là est notre plus grand drame, comme notre plus intéressante quête! Comme tu l’as compris avec le cercle sur la relation fille/mère, la fille cherche qui elle est dans le regard et l’exemple de sa mère vécue en 1ère référence, que se soit en fusion ou en rejet.
  • celui de la jeune fille découvrant sa féminité avec l’arrivée de ses Lunes, comme le disent si bien les Amérindiens (menstrues pour ceux qui ne savent pas): avec la potentialité d’être mère, mais à ce moment ce qui compte le plus c’est de découvrir surtout son corps sexuel par la rencontre du regard de l’homme ; c’est là où tu t’es pris au jeu du Prince Charmant, en allant chercher ta confirmation de “bombe sexuelle” dans le regard des autres, les copines qui sont toujours plus ou moins que toi…le premier petit ami qui s’est juste contenté de t’embrasser pour mieux se venter auprès de ses copains avant de te laisser dans un no woman’s land…premiers échecs narcissiques, et ce regard porté sur son miroir juste après le magazine…là aussi on se trouve trop et pas assez. A ce moment-là je me trouvais trop grosse avec mes 45 kilos!
  • celui de la femme qui se décide à épouser LE prince charmant, qui n’en a que l’apparence et se révèle plus tard être le père de mes enfants et le gendre idéal…Ce passage est loin d’avoir été le plus aisé: car j’ai du apprendre à naviguer entre les archétypes de la femme repos du guerrier, la femme du directeur, la femme  mère, la femme qui a au moins deux emplois celui de la maison et celui de salariée, la femme qui a envie de voir ses amies, celle qui a envie de se réaliser dans son job mais qui doit déménager pour suivre son conjoint, celle plus spirituelle qui commence à chercher le sens de sa vie…au fait maman, tu ne m’avais pas dit…
  • celui de la mère: que de fantasmes développés à ce sujet dans la société, notamment par le fils de votre belle-mère! Rester consciente que l’être qui grandit à l’intérieur de moi est un être à part entière (parent tiers…), qui se nourrit de moi et de mes émotions…qui déforme mon corps et que j’aime déjà sans savoir pourquoi avec une telle puissance que je donnerai ma vie pour lui! Se retrouver mère avec l’enfant tant attendu dans les bras, si fragile et empli d’amour,mais consciente de devoir garder la juste distance pour qu’il grandisse selon Sa volonté et non la mienne pour le guider vers l’autonomie. Faire face à la trinité humaine: le père, la mère et le fils…(re)trouver sa place dans la famille, au sein du couple alors qu’on n’a pas encore pris totalement la sienne…faire face à l’incarnation et choisir de l’assumer: prendre des décisions…se perdre dans l’autre, poursuivre sa quête identitaire seule ou assumer ses responsabilités d’adulte? Accepter la séparation, le changement, de mourir pour renaitre à Soi. Plus facile de choisir le métier de coach!
  • celui de la femme qui prend ses responsabilités sociales et s’éclate dans son job, quitte à en décevoir plus d’un. Découvrir que c’est plus facile de se réaliser dans un rôle que l’on choisit avec ses tripes et non ses peurs du qu’en dira-t-on! (encore une histoire d’utérus…) Prendre sa place dans la société et avoir la prétention d’apporter à celle-ci sa contribution, au-delà de ce que les autres en pensent…quels bonheurs! Avoir enfin la sensation d’être comblée, mais n’est-ce pas par le faire ou le trop en faire?
  • celui de femme libre qui assume sa sexualité et ose dire à son compagnon ce qui lui fait du bien, qui ose prendre sa sexualité…en main! qui découvre qu’elle peut être initiatrice et pas forcément spectatrice…
  • celui de femme qui réalise qu’elle est une femme comblée alors qu’elle perd petit à petit ses compagnons de jeux : départ du fils, du dernier compagnon, de ses certitudes sur ce que c’est que d’être une mère et une femme parfaite! Lâcher les dépendances, les faux semblants. Découvrir la vraie autonomie en donnant du sens à qui l’on est au-delà de l’autre, au-delà du faire…ETRE . Etre qui JE SUIS  ici et maintenant! Tout en sachant qu’il y aura encore des passages à vivre…la ménopause, la fatigue physique, la grand-mère, la mort…Etre prête enfin à recevoir l’autre tel qu’il est pour un temps dans sa vie, sans attache, car comblée par cette conscience divine de l’union du masculin et du féminin en Soi!

Alors, oui je suis fière de celle que je suis aujourd’hui à travers mes yeux, sans autosatisfaction, ni dévalorisation, simplement dans mon authenticité de l’instant; Fière du parcours, sans culpabilité et consciente que le chemin n’est pas fini, encore heureux!

Comment aurai-je pu vous dire autrement ce que nous avons échangé hier soir sur le sujet? Je n’aurai pu parler à la place de celles qui ont osé s’exposer telles qu’elles sont dans leurs quêtes initiatiques d’elles-mêmes aujourd’hui. Mon intention n’est pas en vous révélant un peu de mon intimité de vous dire ce que vous devez faire, qui suis-je pour dire ça? Mais mon intention est bien de vous donner l’envie joyeuse d’aller à la découverte de vos propres réalités dans l’instant présent.

Pour terminer je vous copie ce que j’ai écrit à l’une des participantes du cercle ce matin:

“Le message que je voulais transmettre est toujours le même: nulle autre que toi ne sait ce qu’est être une femme pour toi!
Nos deux sages femmes d’hier soir ont eu leurs vécus et tu as le tien. Ce qui est vrai pour l’une ne l’est pas forcément pour l’autre. Par contre entendre l’expérience de l’une permet à la femme que l’on est, de faire son chemin en se posant la question de l’intérieur: est-ce que ça me parle, comment ça me parle, pourquoi ça me parle, et qu’est ce que je veux en faire? Car ce qu’elles ont vécu, elles ne l’ont pas vécu dans le même espace temps que toi. Tout est donc à  relativiser, et réinterpréter selon qui l’on est à l’instant où l’on a l’information.
Le risque d’une femme est toujours de se comparer avec ce qui n’est pas comparable…et donc de se dénigrer…
Le passage que nous vivons toutes est différent, car il n’est pas de la même veine, ni de la même sorte, ni du même espace temps!
Ce passage, il n’y a que nous qui allons le faire, avec qui nous sommes à ce moment-là.
Le principal, selon mon point de vue, est d’arriver à se combler dans son féminin et masculin intérieur, en reliance avec le spirituel, afin de vivre avec autrui comme un surplus de plaisir, et non comme une manière de combler le vide de sens en soi.
Tu as besoin de te nourrir de cette relation avec autrui pour avancer sur ton chemin. Et ce que je viens d’évoquer est ton apprentissage de vie!
Alors chapeau bas pour la grande femme sage que tu es déjà! Mais c’est bien sûr en allant dans la rencontre à l’autre que tu verras où tu en es dans l’intégration, et les améliorations à y apporter! La pépite d’or n’est pas loin!!!
Chacune à sa proportion à trouver, selon la conscience qu’elle a, en fonction de l’espace temps dans lequel elle est, dans sa façon de vivre son féminin et son masculin, entre ses différents rôles: d’être humain, de femme sexuée, de personne active dans la société et sa famille, de mère (enfant ou projet)…
Chacune a à trouver sa propre réalisation, en fonction de qui elle est, et de son propre chemin.
Je te souhaite de te donner beaucoup d’amour à toi-même, pour avancer le plus en douceur sur ton chemin de vie!”

Voilà pourquoi j’ai créé les cercles de femmes…Je remercie toutes celles qui sont régulièrement venues ou ont ponctuellement osé venir apporter leur pierre à l’édifice de nos quêtes. Le prochain cercle de femmes aura lieu le jeudi 24 juin. Cette fois-ci, pour la fin d’année, nous nous retrouverons tôt le matin pour une longue journée d’été dans la nature…Pour en savoir plus contactez-moi.

Ah! j’ai oublié: je suis bavarde, mais ça vous l’aviez déjà compris! Bravo si vous êtes arrivé(e) jusqu’ici!

Bonne quête!

Marie-pascale Boré

Ressourcière, coach de vie, formatrice

cercle de femmes d’avril: relations mère/fille

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Qui l’aurait cru? Etait-ce lié aux vacances, au beau temps ou au thème? Pourquoi si peu de femmes à ce cercle???

Serait-ce un thème trop ardu, trop débattu (c’est parait-il le thème principal des conversations entre femmes!) ou la flemme de se déplacer, d’aller chercher au fond de soi qui l’on est…

Les présentes ont elles-mêmes du batailler avec leur égo et se discipliner à sortir pour aller voir si un message pourrait leur être apporté sur ce dossier!

Car dossier il y a, même si peu de psy se sont osés à faire un écrit sur ce thème, le sujet est toujours très à la mode, car non résolu, même si les publicités des magazines veulent nous dire le contraire: “tout va très bien entre la mère et sa fille, pensez elles échangent même leurs vêtements!”

Un petit compte rendu sur ce sujet…dont la suite sera développé dans notre prochain cercle de femmes du 27 mai sur “C’est quoi être une femme?”

Force a été de constater que nous sommes toutes formatées, si ce n’est par notre mère, par notre non-mère, notre grand-mère, notre belle-mère, ou la mère parfaite dont Sainte Marie en est la pure représentation…Nous nous sommes forgées en tant que femmes sur ce que nous avons interprété de ces modèles ou anti modèles…Nous avons pu constaté les incidences sur notre vie de couple, nos choix du sexe de nos enfants, notre capacité à être (mal)heureuse, notre masochisme, notre façon de combler les vides…à force de vouloir imiter ou faire l’opposé d’un modèle non représentatif, nous nous sommes perdues de vue, à force de fusion, nous avons du exorciser nos mères fantômes de nos pensées et nous discipliner constamment à penser par nous-mêmes, en nous servant de la distance voire de l’agressivité pour nous programmer au bonheur d’être enfin soi!

Formatées nous l’avons été, mais sans toutefois avoir une quelconque transmission précise de ce que c’est que d’être une femme épanouie. Car effectivement la relation mère fille nous emmène vers le thème de l’identification de la fille vers sa mère, mais identification à quoi??? comment s’identifier à un vide sans limite? à un manque comblé par les enfants, le travail, l’argent, les achats, le sexe ou l’alimentation…le manque de soi: le manque d’identité du vide identitaire de ce que c’est qu’être une femme épanouie, tout simplement parce que le féminin représente le devenir. C’est plus simple pour les hommes, car eux ils s’identifient au masculin qui est lié à l’être, ça au moins c’est tangible! et si c’était là notre porte vers le Paradis?

On comprend mieux le mal qu’on les hommes à nous comprendre, car nous sommes nous-mêmes confrontées à cette méconnaissance du non tangible qu’est la potentialité, celle du devenir…devenir qui? là n’est pas la question! une femme bien sûr, et de préférence épanouie! mais plutôt devenir quoi? c’est à dire qui comment! Ce quoi implique de donner de la matière à une intuition. Et là est la condition sine qua non d’une bonne relation mère/fille: laisser chacune partir en quête initiatique (donc mise en mouvement) de qui je suis en tant que femme, en suivant mon intuition, pour devenir celle que je suis.

Concrètement cela signifie quoi tout cela? Une femme se construit elle-même en suivant son intuition, et en la mettant en action, au-delà de ce qui lui a été transmis, car seule une femme peut vivre ce qu’elle a à vivre, elle ne peut donc pas donner la recette à sa fille, mais simplement l’initier sur sa quête et la laisser faire son propre chemin…Et ce n’est qu’en tant qu’initiée qu’elle peut alors aider les autres à découvrir leur propre chemin, leur propre voix, juste en leur montrant la voie, par l’exemple.

Pas la peine de chercher à être parfaite…à moins que la perfection soit de vivre pleinement sa voie, mais celle-ci étant unique, elle ne sera parfaite qu’à nos yeux. C’est donc le chemin de l’authenticité que nous avons à emprunter. C’est sûrement le plus confortable et le plus joyeux! Pas si simple, car cela demande du courage, celui d’oser vivre sa différence, d’oser ETRE heureuse, donc de développer sa part masculine…tout est dans le savoir doser le masculin et le féminin, l’être et le devenir, le tangible et l’intangible, le connu et le “à-découvrir”…tout un programme!

En conclusion je vous propose la Guidance d’Eileen Caddy reçue ce jour:
The First Move Is Always Yours

Where is that spirit of adventure within you that enables you to step out fearlessly and with a feeling of real excitement and expectation into the unknown? As you are willing to do this you will grow in stature and in strength. Simply going along in the same old way day in and day out will get you nowhere and you cannot hope to grow and expand spiritually. You have to want to move forward, you have to want to pioneer a new and exciting way of life. I cannot help you to move into the New unless you are willing to do so. The first move is always yours.

23 April 2010
Alors allons-y! Rendez-vous le jeudi 27/05 pour la suite de notre périple féminin.
Marie-pascale Boré
Coach de vie, formatrice,
Révélatrice de talents

cercle de femmes de mars: la femme et la sexualité!

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Le cercle de femmes de mars a eu lieu. Le thème était La Femme et la Sexualité.

L’âge des participantes s’étalait de 21 à 43 ans. Nous avons regretté que les plus anciennes ne soient pas venues apporter leurs expériences aux nôtres. Mais les échanges furent nombreux et passionnants.

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Nous avons commencé tout d’abord par une partie introspective, sans commentaire, juste en face à face avec nous-même, afin de dénicher les croyances que nous nous sommes forgées sur le sujet au cours de notre éducation, de nos rencontres et qui peuvent aujourd’hui  gêner notre épanouissement. Nous sommes ainsi retournées auprès de l’exemple du couple parental, puis de notre initiation, des images ou sons marquants, des premières fois, de l’incidence du rôle de mère sur notre sexualité, de la connaissance ou non  de notre propre intimité…

Pour démarrer le débat, j’ai proposé un tour d’horizon historique de la relation de la femme et de la sexualité.

Nous sommes remontées au temps où la divinité était féminine, car liée à la fécondité. Il était pensé que les femmes étaient les seules capables de procréer, elles étaient donc divines, et le seul moyen pour les hommes de s’approcher de cette divinité était de rencontrer sexuellement dans des temples des femmes représentants cette divinité. Le lien était fait entre la sexualité et le sacré. Puis avec le temps et les excès en tout genre, les hommes ont commencé à comprendre que rien ne se passait s’il n’y avait pas leurs apports et qu’ils étaient donc pour quelques choses dans la fécondité. La divinité est devenue masculine: on est passé du culte de la Terre Mère à celui de Dieu le Père. Ceci a eu une très grande influence car on a  alors séparé la sexualité du sacré, mais aussi la fécondité de la sexualité. Il y a donc eu l’arrivée des femmes dédiées au sexe (la putain) et celles dédiées à l’enfantement (l’épouse mère) et plus d’accès au sacré pour les femmes, seulement en tant qu’observatrice.

Le celtisme s’est fondé sur la religion de la triple déesse féminine de la Nature: la Terre Mère Dana au triple visage de jeune fille, mère et vieille femme (vie, mort et renaissance), cycles de la vie. Les druidesses avaient cette triple représentation d’initiatrice, guerrière et de guérisseuse. La société celte était fondée juridiquement et socialement sur le modèle féminin: le lien de la tribu (le Thuatah Irlandais) était constitué autour de le femme qui était souveraine et avait le droit d’être vierge, c’est à dire libre de mari et de choisir qui elle voulait mettre dans son lit (le seul lien héréditaire prouvable était celui de la mère).

Lorsque les romains sont arrivés en Gaule et dans le monde celtique, on comprend mieux leurs surprises et inquiétudes face à cette société de type matriarcale. Il a été primordial pour cette civilisation fondée sur le Dieu masculin de mettre un nouveau droit social fondé sur le pater familias, tout en rejetant la femme au rang des mères porteuses, le sexe étant vécu à part la cellule familiale, d’où la nécessité de mettre en avant la Vierge Marie pour asseoir la Sainte Mère l’Eglise. Du coup, la sexualité est passée du sacré au péché (Eve représentant le sexe faible qui séduit Adam et l’entraîne à la faute). Par la suite, un homme qui fautait en dehors de la famille était vite absout, une femme qui fautait en dehors de son mari encourait la peine de mort. Les anciennes femmes libres ont pour la plupart été brûlées en tant que sorcières…

Il a fallu attendre le 20ème siècle et notamment le fameux mai 68 pour que les femmes puissent se permettre de vivre librement leur sexualité en dehors du rôle de fécondité, avec l’arrivée de la pilule et de l’IVG. Mais on est encore loin de redonner la place sacrée à la sexualité. Car cette libération des moeurs a plus été entrainées vers la pornographie que vers un renouveau de sacralisation…et ceci est une nouvelle forme de soumission (cf l’image peu radieuse des femmes dans la publicité)!

Avec ce compte rendu historique, il est intéressant de voir comment la sexualité a été le fondement de nos civilisations, de nos sociétés, de notre droit juridique et que cela a des répercussions y compris au niveau du sens du travail.

Après cet aspect philosophique-ethnique et sociétal du sujet, nous avons abordé le sujet plus personnel des croyances qui nous gênaient dans notre plein épanouissement: qui d’une découverte de la sexualité “sale” suite à la vision mal vécue d’une scène d’accouplement bestial dans le film “La planète des singes” à la toute jeune adolescence, qui d’une découverte à l’âge de 5 ans d’une cassette pornographique laissée trainée à la place d’un film enfantin par un parent, qui d’un ras le bol d’entendre les étreintes passionnées de sa mère, qui d’une absence totale de discussion et d’image parentale d’échange amoureux, qui de la mauvaise interprétation du conte de fée “La belle au bois dormant” ravivée par le film “Pretty Woman”, qui vous laisse croire que c’est l’homme qui doit  révéler la femme qui est en soi!

Toutes, et quelques soient notre génération, nous avons eu notre part de croyances limitantes. Nous avons pu constater les dégâts d’une mauvaise information, d’une non initiation, d’une mauvaise interprétation spirituelle de la sexualité sur nos comportements. Nous nous sommes rendues à l’évidence de l’importance de prendre notre besoin en main et telles nos ancêtres les gauloises (!) ou tout du moins les druidesses de nous rappeler que nous sommes nos propres initiatrices de nous mêmes et qu’en nous connaissant également sur ce plan là, nous pouvons initier une relation plus intéressante et équilibrée avec notre partenaire, et ceci dans un mouvement de respect du féminin et du masculin en nous. Dans ce cadre, la sexualité peut nous combler et nous ouvrir de nouvelles portes d’horizons à découvrir à deux…

Reste à savoir comment l’on peut transmettre ça à nos enfants et si les parents sont le mieux placés pour le faire? L’éducation sexuelle au collège se base sur un planche anatomique (en lien avec la fécondité…!) et sur l’utilisation du préservatif du fait du risque des MST et du sida…dans la tête de nos jeunes ados en pleine puberté le lien est vite fait: sexe= peurs, maladie mortelle ou défigurante, risque de fécondité et de toute façon comportement à risques…Le reste éducatif se fait de plus en plus jeune dans la cours de récréation par des gestes obscènes et maintenant des vidéos pornographiques sur téléphone portable!

Il serait peut être temps de réfléchir à une autre forme d’initiation! Nous n’avons pas de méthode toute faite…juste une expérience transmise par Don Marcelino, homme de sagesse péruvien qui m’expliquait un jour l’initiation donnée aux jeunes gens de 12 ans dans leurs tribus: les garçons sont réunis auprès d’un grand père qui leur explique dans la matinée l’acte sexuel et comment apporter du plaisir à une femme, tandis que les filles sont réunies par une grand mère qui explique comment apporter du plaisir à un homme tout en expliquant bien sûr ce qui se passe lors d’un accouplement; puis l’ensemble des filles et des garçons sont réunis autour d’un lit qui leur est présenté comme un temple sacré. Le lit est considéré comme le  lieu sacré où se passe la rencontre de l’homme et de la femme.  Les jeunes associent l’aspect sacré à la rencontre sexuelle entre deux êtres.

Voici un vaste sujet, intarissable, qui nous a permis une nouvelle approche de la sexualité! Bien sûr nous aurions pu parler de sexe toys et des positions etc, mais  l’information peut être trouvée facilement! Que les messieurs se rassurent, nous n’avons pas parlé non plus de leurs performances, ce n’était pas notre sujet! Chacune est repartie avec de quoi réfléchir et surtout une grande envie d’expérimenter la sexualité sous un nouveau jour et le sacré peut également être très joyeux!

Notre prochaine rencontre du cercle des femmes aura lieu le jeudi 22 avril à 20h30. Le thème que nous avons choisi sera: la relation mère fille! Tout un programme là aussi!

Marie-pascale Boré

Coach de vie, formatrice, révélatrice de talents

Donner et recevoir

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Notre cercle de février s’est tenu contre vents et marée ou plutôt contre neige et verglas! Certaines ont été très brâves puisqu’elles venaient de Nantes et ce n’est pas la première fois!

Notre thème donner et recevoir nous a tenues debout plus que de raisonnable, mais les débats ont été riches d’apprentissages. Nous sommes reparties avec des questionnements et des décisions de changer notre mode de communication, notamment en apprenant à dire clairement nos besoins, à faire des demandes précises sans intention ce qu’on appelle des demandes-offrandes qui laissent l’autre libre d’accepter ou de refuser.

Mais pour cela il faut déjà bien se connaître et connaître ses besoins…puis les exprimer sans terrorisme relationnel comme le dit si bien Jacques Salomé (Pour ne plus vivre sur la Planète Taire…).   De la demande offrande au don offrande le pas se fait alors plus simplement, sinon nous risquons de tomber dans le cadeau empoisonné qui , si nous l’acceptons, nous oblige à…, nous vole notre liberté et notre droit à la différence…

Nous avons été fort mal formatées à ce sujet, éduquées au don chantage: “si tu as de bonnes notes tu pourras regarder la TV, si tu fais plaisir à maman tu auras le droit à un bonbon…si tu …”le tu tue selon Salomé!

Effectivement car finalement nous avons pu constater que recevoir c’est permettre à celui qui donne d’exister. Certaines ont fait l’expérience d’offrir une rose à une amie, qui ne pouvait la recevoir car “c’était trop” fallait pas ” tu es folle!” qui n’a pas entendu ces phrases qui nient le don, et fait sentir au donneur qu’il est rejeté…parce que pour lui cela pouvait être une demande de reconnaissance…

Donner et recevoir n’est pas neutre, au delà de ce que l’on donne, au delà de l’attention il y a l’intention que l’on y met…l’énergie portée dans l’acte, et dans la “chose” transmise et qui n’est pas forcément matérielle…

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Pour certaines il est plus facile de donner de son temps, d’autres de l’argent, d’autres des gestes…donner et recevoir nous a emmené à parler de nos comportements sexuels en tant que femmes, nos comportements face à l’argent, la nourriture, à parler de la culpabilité, de la liberté, nous a ramenées surtout à notre propre enfance…merci à Indi, merveilleux petit garçon de 15 jours  de nous avoir fait don de sa présence! Il a su faire remonter des émotions enfouies dans le passé, que nous semblions avoir oubliées et qui pourtant ressurgissent tous les jours notamment face à nos propres enfants, amies ou conjoints…la relation que nous avons eu avec notre propre mère lors de nos premiers jours…comment nous avons été nourri à tous les niveaux…

Oui, une maman donne à son bébé, mais que donne -t-elle? Comment le donne-t-elle? avec attention ou intention?

Voilà un vaste sujet que toute femme devrait se poser car à travers ce don, c’est toute la société qui va ensuite être touchée…mais ce serait trop simple et trop culpabilisant de s’en arrêter là…il est toujours temps d’éduquer nos enfants à la communication non violente comme en parle si bien Thomas d’Assembourg et comme le prône depuis si longtemps Jacques Salomé: il serait peut être bien d’apprendre dès le plus jeune âge à la maternelle de faire des demandes positives pour pouvoir ensuite mieux donner et recevoir…et nous adulte, il est toujours temps de changer notre manière de communiquer et de devenir de vrais adultes en exprimant simplement nos besoins, en acceptant que l’autre refuse d’y adhérer…la vraie liberté est à ce prix…

Pour approfondir vous pouvez lire un prêche (et oui!),trouvé sur internet, fort intéressant au-delà de toute croyance: cliquer.

Ou lire le passage du Prophète de Khalil Gibran sur le don.

Dernière remarque que nous nous sommes faites: ce thème nous a beaucoup apporté y compris pour celles qui sont en phases de création d’entreprise car il nous remet en question sur quelle est notre valeur, comment fixer un prix pour notre service, comment  communiquer  sur nos services, doit on se décourager si peu réponde à notre attente…

Une citation trouvée sur internet: “Le bonheur c’est peut être savoir donner aux autres. Car, à travers les autres on existe! et tout ce que l’on reçoit en retour, c’est le sens et l’essence même de la vie.” Jeanine Gardye

Si vous avez votre mot à dire, à vous la parole…et venez nous rejoindre au prochain cercle qui aura lieu le 25/03…

Marie-pascale Boré

Coach de vie, formatrice, révélatrice de talents

Cercle de femmes de janvier 2010

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Le cercle de femmes de janvier était sur le thème: qu’est ce que je me souhaite pour 2010?

Nous avons fait notre liste de voeux et les avons transformés en objectifs positifs que nous avons hiérarchisés. A nous de l’écrire en belle écriture sur du beau papier en y collant tous les visuels qui nous parlent! Il est important de garder constamment en mémoire visuelle ce que nous avons décidé de réaliser dans l’année…

En suite nous avons découvert les oracles dans toute leur richesse de symbolique et de créativité.

Nous avons toutes eu un message à interpréter au delà de ce qui nous était proposé comme signification…interpréter selon notre propre symbolique, le sens que l’on y met…Qu’est ce que cela m’apprend sur moi? Quelle est ma première impression? Quel sens je lui donne? Quel engagement vis à vis de moi je prends? Le choix de la question que j’ai posée n’est pas anodin: qu’est ce que cela m’apprend sur la raison de cette question?

L’interprétation se veut comme un miroir permettant la lecture de notre inconscient tout en facilitant une prise de conscience.

Déesse celte

Déesse celte

Nous avons toutes appris sur nous-mêmes quelques choses qui nous permet de démarrer l’année joyeusement et dynamiquement!

Le prochain cercle aura lieu le jeudi 11 février à 20h30. Nous reprenons le cours de notre réflexion démarrée en novembre. Le sujet portera sur un sujet important pour les femmes : “donner et recevoir”…

Cela promet des échanges riches!

Venez nombreuses!

Si vous êtes intéressée remplissez le formulaire de la page “contact”, en ajoutant votre téléphone dans le champ: message. Nous vous recontacterons pour confirmer votre inscription. Le tarif du cercle est de 10 euros si vous venez à deux ou régulièrement (une fois par mois) sinon 12 euros.

Marie-pascale Boré

Coach de vie, formatrice, révélatrice de talents

Cercle de femmes de décembre 2009

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Nous nous sommes réunies en petit comité cette fois-ci à l’intérieur. Pour suivre le cheminement de notre première rencontre, où nous avions découvert l’ombre et allumé le feu, nous nous sommes rappelé que nous sommes, nous les femmes, les gardiennes de nos propres foyers.

La femme représente l’âme de la famille, de la maison. Elle doit veiller à garder le feu du foyer allumé sans que celui-ci ne devienne incendiaire ni ne s’éteigne; faire en sorte d’apporter la lumière à ses enfants, à sa famille, à son conjoint, sans toutefois risquer de se brûler, car le feu représente tout autant la chaleur que l’incendie. Tout est une question de dosage.

Une question a émergé de nos discussions: comment faire pour garder le feu allumé contre vents et marées? Il est de notre propre chef de gardienne du feu, de savoir garder en nous cette flamme, de la maintenir à un niveau suffisant pour pouvoir la transmettre à autrui. Nous avons donc à respecter en nous cette flamme, à la chouchouter pour la maintenir vivante et à savoir  doser “donner et recevoir”, pour qu’elle joue son rôle chaleureux autour de nous. Vaste programme qui nous demande vigilance, conscience, Amour et respect. Mais….le jeu en vaut la chandelle, n’est ce pas?

Feu perpétuel gardé par les soeurs de Kildare (Irlande)

Feu perpétuel gardé par les soeurs de Kildare (Irlande)

Cercle de femmes de novembre 2009

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Notre première rencontre s’est déroulée dans la nature la nuit de la Samain: nuit du passage, selon les Celtes, du jour à la nuit. Traditionnellement, Samain était une fête organisée à la fin des moissons où la famille, le clan se retrouvait de retour chez soi; soirée de retrouvailles autour du feu, soirée de contes à dormir debout (d’où a été tiré ensuite Halloween), soirée de ripailles etc.

Cette date a été choisie par Naturaile car c’est le premier jour de l’an celtique. Nous avons donc choisi comme thème de discussions et de découvertes le passage de la lumière de l’été à l’ombre de l’hiver, celui surtout de la Lumière extérieure à celle intérieure.

Ce premier cercle s’est déroulé en trois parties. Dans la 1ère nous avons évoqué notre ombre, nos peurs des transformations. Dans la 2ème nous sommes sorties femmes et enfants dans la nuit autour d’un menhir afin de nous libérer de  nos peurs. Le temps était clément, nous avons eu de la chance! La 3ème partie fut celle de la fête et du partage.1767103